L’Organisation des Nations unies a déclaré lundi que plusieurs pays se sont engagés à contribuer au financement du vaste plan de reconstruction de la bande de Gaza, dont le coût est estimé à 70 milliards de dollars. Cette annonce intervient alors qu’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas permet enfin d’évaluer l’ampleur des destructions causées par plus d’un an de guerre.
Selon les estimations de l’ONU, le conflit a laissé derrière lui environ 55 millions de tonnes de décombres, rendant la tâche de reconstruction titanesque. Les Nations unies estiment que la remise en état des infrastructures, des logements, des hôpitaux et des écoles pourrait s’étendre sur plusieurs décennies, tant les dégâts humains et matériels sont considérables.
« Les discussions avec les États donateurs avancent positivement, et nous voyons une réelle volonté internationale d’aider le peuple gazaoui à rebâtir sa vie », a indiqué une responsable onusienne impliquée dans la coordination humanitaire. Parmi les pays évoqués figurent plusieurs États arabes du Golfe, des membres de l’Union européenne et des institutions financières internationales.
L’ONU souligne toutefois que l’acheminement de l’aide et des matériaux de construction dépendra de la stabilité du cessez-le-feu et d’un accord entre les parties sur les modalités de supervision des travaux. De nombreux observateurs craignent que les restrictions israéliennes sur les importations et la situation sécuritaire volatile ne ralentissent le processus.
La guerre, déclenchée après les attaques du Hamas contre Israël en 2024, a provoqué des destructions sans précédent dans l’enclave palestinienne. Des centaines de milliers de logements ont été rasés, et les infrastructures essentielles, dont les réseaux d’eau et d’électricité, ont été presque entièrement anéanties. Pour l’ONU, la reconstruction de Gaza représente à la fois un immense défi humanitaire et une opportunité diplomatique pour favoriser une stabilité durable dans la région.