Liban - une délégation de l’ONU étudie l’avenir de la zone frontalière avec Israël après le départ des Casques bleus (AP)
Liban - une délégation de l’ONU étudie l’avenir de la zone frontalière avec Israël après le départ des Casques bleus (AP)

Une délégation des Nations unies en visite au Liban a annoncé samedi qu’elle examinait différentes options pour l’avenir de la zone frontalière avec Israël, à l’approche de la fin du mandat de la force de maintien de la paix de l’ONU (FINUL), prévue pour fin 2026. La visite intervient au lendemain de l’avertissement du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, qui a indiqué que son pays aurait besoin d’une force de remplacement afin d’éviter un vide sécuritaire dans le sud du Liban.

En août, le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité la fin de la mission de la FINUL, déployée depuis près de cinquante ans. La force multinationale a joué un rôle essentiel dans la surveillance de la frontière et dans l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait mis fin à la guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah en 2006, puis à un autre conflit de 14 mois qui s’est terminé par un cessez-le-feu négocié par les États-Unis en novembre dernier.

Samuel Žbogar, représentant permanent de la Slovénie à l’ONU et président du Conseil de sécurité, a expliqué que la délégation profitait de sa visite pour « examiner les options d’application de la résolution 1701 après le départ de la FINUL ». Il a ajouté attendre les recommandations du secrétaire général, soulignant que ce sujet exigerait « une discussion approfondie » tout au long de l’année 2026.

Durant leur séjour, les membres de la délégation ont rencontré les plus hauts responsables politiques libanais ainsi que le commandement de l’armée. Samedi, ils se sont rendus dans le sud du pays, où ils ont inspecté la zone frontalière avec Israël, région fréquemment sujette aux tensions.

Le dernier conflit entre Israël et le Hezbollah avait débuté le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël. En solidarité avec le mouvement palestinien, le Hezbollah avait tiré des roquettes vers Israël, déclenchant une riposte de grande ampleur, incluant bombardements et opération terrestre. Cette opération avait fortement affaibli la formation libanaise l’année dernière, tout en ravivant la nécessité d’un cadre sécuritaire clair le long de la frontière.

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