Le gouvernement vénézuélien a annoncé mardi que le président Nicolás Maduro avait approuvé un vol de rapatriement de migrants en provenance des États-Unis, marquant une reprise inattendue du programme migratoire entre les deux pays. Cette décision intervient seulement quelques jours après que Caracas a affirmé que des déclarations du président américain Donald Trump avaient, selon lui, mis fin à ces rapatriements.
Dans un communiqué, le ministère des Transports a indiqué que « l’Autorité aéronautique du Venezuela a reçu une demande du gouvernement des États-Unis pour la reprise des vols de rapatriement de migrants de ce pays vers le Venezuela ». Les autorités vénézuéliennes ont confirmé qu’un vol avait été approuvé en réponse à cette requête, sans toutefois préciser le calendrier exact ni le nombre de personnes concernées.
Ce programme, relancé récemment après plusieurs années de rupture diplomatique, avait déjà permis à Washington de renvoyer au Venezuela des migrants entrés illégalement sur le territoire américain. Mais Caracas avait accusé la Maison Blanche d’avoir suspendu unilatéralement la coopération après des commentaires de Trump jugés hostiles, entraînant une nouvelle impasse entre les deux gouvernements.
La reprise d’un vol de rapatriement semble signaler un apaisement temporaire dans un contexte de relations bilatérales tendues, alors même que les États-Unis maintiennent des sanctions économiques strictes contre le gouvernement de Maduro. Pour Caracas, accepter ce vol permet de montrer une volonté de coopération sur les questions migratoires, tandis que Washington cherche à démontrer qu’il peut gérer les flux migratoires même avec des pays avec lesquels les relations restent compliquées.
Si cette annonce marque un geste de coordination ponctuel, les observateurs estiment que les tensions structurelles entre les deux nations demeurent fortes et pourraient à nouveau entraver la poursuite du programme dans les mois à venir.