Le chef de la diplomatie thaïlandaise a estimé que les droits de douane ne devaient pas servir de levier pour pousser Bangkok à négocier avec le Cambodge, alors que de nouveaux affrontements ont éclaté le long de la frontière commune. Selon lui, il revient au Cambodge de prendre des mesures immédiates pour désamorcer les tensions et mettre fin aux hostilités.
Les combats, qui ont repris après plusieurs semaines de crispations, ont entraîné la mort d’au moins douze personnes et provoqué l’exode de centaines de milliers de civils vivant dans les zones frontalières. Chaque camp accuse l’autre d’avoir tiré le premier, marquant l’un des épisodes les plus violents depuis le conflit de juillet.
À l’époque, une intervention diplomatique américaine avait contribué à instaurer un cessez-le-feu, le président Donald Trump ayant utilisé les négociations tarifaires comme outil de pression pour obtenir la fin des combats. Les autorités cambodgiennes affirment aujourd’hui respecter scrupuleusement l’accord négocié alors, rejetant toute responsabilité dans l’escalade actuelle.
Le ministre thaïlandais a toutefois rappelé que son pays ne se laisserait pas contraindre par des mesures commerciales et ne verrait pas dans une menace tarifaire un moyen légitime d’imposer un processus de paix. Il a ajouté que la priorité de Bangkok restait la sécurité des populations et la stabilité régionale, tout en exhortant Phnom Penh à agir pour éviter un conflit prolongé.