Israël a affirmé mercredi qu’il continuerait à viser les dirigeants du Hamas après l’attaque menée la veille au Qatar, qui a ravivé les tensions régionales et soulevé des inquiétudes quant aux efforts de médiation pour un cessez-le-feu à Gaza.
« Si nous ne les avons pas tués cette fois-ci, nous les tuerons la prochaine », a déclaré l’ambassadeur israélien aux États-Unis, au lendemain de la frappe sur un bâtiment de Doha où se trouvaient des responsables politiques du mouvement islamiste palestinien.
L’opération a immédiatement suscité de vives réactions. Plusieurs pays arabes ont exprimé leur solidarité avec le Qatar, allié clé de Washington et acteur central dans les négociations menées avec l’Égypte et les États-Unis pour tenter de mettre fin à la guerre qui dure depuis près de deux ans.
Du côté européen, la Commission a annoncé son intention de proposer des sanctions contre certains ministres israéliens d’extrême droite, accusés d’attiser les violences.
Les familles des otages israéliens détenus à Gaza ont, elles, fait part de leur crainte que cette attaque à Doha ne compromette davantage les négociations pour la libération de leurs proches.
Israël a justifié cette frappe comme une étape dans sa campagne d’élimination des chefs du Hamas à travers la région, tandis que les médiateurs internationaux redoutent un nouvel engrenage qui éloigne encore plus toute perspective de trêve.