L’annonce des frappes israéliennes contre des installations militaires et nucléaires en Iran a déclenché un séisme sur les marchés. En Asie, le prix du pétrole s’est envolé de plus de 12 % en pleine nuit, les investisseurs redoutant une escalade qui perturberait gravement l’approvisionnement mondial en brut. L’or bondit également, preuve que les craintes géopolitiques atteignent un pic.
Le baril de Brent dépasse les 77 dollars, tandis que le WTI américain franchit les 76 dollars. En cause, la crainte d’un blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, passage stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial. Téhéran n’a pour l’instant pas officiellement réagi, mais Israël affirme avoir terminé une « première phase » d’opérations. De quoi entretenir un climat de tension extrême.
Les bourses mondiales vacillent sous la menace d’une guerre ouverte
Dans le sillage de la flambée pétrolière, les indices boursiers asiatiques ont tous décroché : Tokyo perd 1,2 %, Séoul 1,4 %, Hong Kong 0,9 %. Les contrats à terme de Wall Street annoncent aussi une ouverture dans le rouge. L’hypothèse d’une riposte iranienne, sur fond de tensions nucléaires et de pression américaine croissante, fait craindre une détérioration rapide de la stabilité régionale.
L’éventualité d’un élargissement du conflit inquiète aussi les experts en sécurité énergétique. Si l’Iran décidait de fermer le détroit d’Ormuz, ce serait un coup de tonnerre pour les marchés. Dans l’immédiat, l’incertitude géopolitique pèse sur toutes les places financières, malgré des signaux positifs sur l’inflation américaine. La volatilité risque de durer tant que la région du Golfe restera au bord de la rupture.