Deux membres du personnel de l’ambassade israélienne ont été abattus mercredi soir près du musée juif de Washington, dans ce qui s’apparente à une attaque ciblée. L’agresseur, un trentenaire originaire de Chicago, aurait crié « Free Palestine » au moment de son interpellation. Un acte immédiatement qualifié de « terroriste » par le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, alors que le Premier ministre Binyamin Netanyahou a annoncé le renforcement immédiat de la sécurité dans toutes les représentations diplomatiques israéliennes à l’étranger.
Une attaque dans un climat explosif
Ce drame survient dans un contexte de tension extrême depuis le 7 octobre 2023. La guerre déclenchée par les attaques du Hamas a fait, selon les bilans du mouvement islamiste, plus de 50 000 morts à Gaza. Aux États-Unis, les manifestations pro-palestiniennes se multiplient et les actes antisémites explosent. Donald Trump a dénoncé une « attaque antisémite ignoble », tandis que le président israélien Isaac Herzog a salué l’unité américano-israélienne face à ce qu’il qualifie de « haine destructrice ».
Ce nouvel épisode renforce l’inquiétude des autorités israéliennes quant à la sécurité de leurs ressortissants à l’étranger. À tel point que, selon CNEWS, le conseil de sécurité israélien recommande désormais à ses citoyens de ne plus parler hébreu ni de paraître israéliens à l’étranger. Un aveu d’impuissance dans une guerre d’images et de récits devenue mondiale.