Cachemire : l’Inde annonce avoir tué trois Pakistanais impliqués dans une attaque meurtrière contre des touristes
Cachemire : l’Inde annonce avoir tué trois Pakistanais impliqués dans une attaque meurtrière contre des touristes

Le ministre de l’Intérieur indien, Amit Shah, a déclaré mardi que les forces de sécurité avaient tué trois ressortissants pakistanais soupçonnés d’avoir participé à une attaque meurtrière survenue en avril dernier contre des touristes hindous dans la région du Jammu-et-Cachemire. Selon le gouvernement, ces hommes seraient responsables de la mort de 26 civils, lors d’une fusillade dans la vallée de Pahalgam, une destination prisée dans le sud du Cachemire.

L’assaut d’avril, mené par des hommes armés qui ont ensuite trouvé refuge dans les forêts de pins environnantes, avait profondément choqué l’opinion publique indienne. Il avait entraîné une réponse militaire rapide de New Delhi, qui avait alors frappé ce qu’elle qualifie d’« infrastructures terroristes » situées au Pakistan et dans le Cachemire pakistanais. Ces opérations ont provoqué quatre jours de tensions armées intenses entre les deux puissances nucléaires, avant un retour au calme via un cessez-le-feu fragile.

S’exprimant devant le Parlement, Amit Shah a affirmé que des éléments de preuve irréfutables relient les trois hommes tués à l’attaque. Il a évoqué la récupération d’objets personnels, notamment des cartes d’électeurs pakistanaises et des chocolats, censés démontrer leur origine. L’analyse médico-légale des armes saisies a par ailleurs confirmé qu’elles avaient été utilisées lors de la fusillade du mois d’avril.

« Je veux dire à toute la nation que ce sont les trois terroristes qui ont tué nos citoyens… et maintenant, tous les trois ont été neutralisés », a-t-il déclaré, saluant l’action des forces de l’ordre. Le gouvernement accuse de longue date Islamabad de soutenir activement des groupes armés opérant dans le Cachemire, accusation que le Pakistan dément systématiquement.

Cette annonce intervient dans un contexte régional toujours tendu, où les relations indo-pakistanaises restent marquées par une méfiance profonde et une instabilité chronique le long de la Ligne de contrôle. Si les deux parties maintiennent actuellement un cessez-le-feu, les incidents armés et les escarmouches sporadiques restent fréquents.

Le Cachemire, région disputée depuis la partition de l’Inde en 1947, reste un foyer de violence où les enjeux politiques, religieux et stratégiques se superposent. Alors que New Delhi continue de durcir sa position sécuritaire dans la région, la dernière opération militaire devrait renforcer le discours gouvernemental en faveur d’une ligne dure face à ce qu’il qualifie de terrorisme transfrontalier.

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