Le Français Tom Félix, qui vient d’être acquitté par la Haute cour criminelle d’Alor Setar en Malaisie, a raconté ce matin sur RTL, au micro de Marc‑Olivier Fogiel, les épreuves qu’il a traversées pendant sa détention. Accusé de détention et de trafic de stupéfiants, des faits passibles de la peine de mort dans le pays, Tom Félix a toujours affirmé son innocence et livré un témoignage détaillé sur son parcours judiciaire et son emprisonnement.
Un long combat judiciaire
Arrêté alors qu’il préparait l’ouverture d’un restaurant sur l’île de Langkawi, Tom Félix, ancien cadre du groupe français Veolia, a été incarcéré pendant plus de deux ans. Son procès a été long et complexe, avec plusieurs reports, mais il a finalement été acquitté au début du mois de février 2026. Pendant cette période, Tom Félix a dû faire face à la détention dans des conditions extrêmes tout en luttant pour prouver son innocence.
Des abus physiques et sexuels
Au micro de Marc‑Olivier Fogiel, Tom Félix a raconté avoir été « abusé physiquement, abusé sexuellement » par certains gardiens de prison et soumis à des pressions psychologiques répétées. Il a décrit des humiliations constantes et des demandes inacceptables de la part de certains agents pénitentiaires, qui ont marqué profondément son quotidien.
Des conditions de détention inhumaines
Le Français a détaillé la vie en cellule, où il partageait moins de 40 m² avec une quarantaine d’autres détenus. Les températures dépassaient régulièrement 40 degrés Celsius, et il n’existait aucune ventilation ni possibilité de sortir. L’espace restreint, la chaleur extrême et l’absence d’hygiène et de confort rendaient le quotidien particulièrement éprouvant
Tom Félix a également évoqué les difficultés liées à la nourriture. La ration quotidienne se composait principalement de riz et de poisson, auxquels il était souvent allergique. Le substitut proposé, du tofu, provoquait également des réactions allergiques, compliquant encore son état de santé.
De retour en France hier, Tom Félix a été accueilli à l’aéroport Roissy‑Charles‑de‑Gaulle par sa famille, visiblement marqué mais soulagé de retrouver sa liberté. Il a déclaré que « la Malaisie m’a volé 900 jours de ma vie » et réaffirmé qu’il n’avait « jamais trafiqué de drogue ». Ses parents, Sylvie Félix et Jean‑Luc Félix, ont souligné l’importance de prendre le temps de l’aider à se reconstruire après cette période traumatisante. Son avocate, Blandine Gentil, a également salué l’acquittement, insistant sur le fait qu’aucune preuve n’avait démontré sa culpabilité.