Trois hommes jugés pour une série d’incendies ciblant des biens de Keir Starmer
Trois hommes jugés pour une série d’incendies ciblant des biens de Keir Starmer

Trois hommes d’origine ukrainienne ou liés à l’Ukraine seront jugés en avril prochain pour leur implication présumée dans une série d’incendies criminels visant des propriétés appartenant ou liées au Premier ministre britannique Keir Starmer. Ces attaques, survenues à Londres le mois dernier, ont mobilisé la police antiterroriste, bien qu’aucune inculpation ne soit liée aux lois sur le terrorisme.

Les faits se sont déroulés sur une période de cinq jours, avec des incendies signalés dans une maison du nord de Londres appartenant à Starmer, dans une autre propriété voisine où il avait vécu, ainsi que dans une voiture qu’il possédait auparavant. Selon la police, l’un des premiers incendies a touché une Toyota RAV4 revendue à un voisin, avant que d’autres foyers ne soient la cible d’actes similaires.

L’Ukrainien Roman Lavrynovych, âgé de 21 ans, est accusé de trois chefs d’incendie criminel avec intention de mettre des vies en danger. Deux autres hommes – Petro Pochynok, 34 ans, également ukrainien, et Stanislav Carpiuc, 26 ans, de nationalité roumaine mais né en Ukraine – sont poursuivis pour complot en vue de commettre un incendie criminel. Lavrynovych et Carpiuc ont comparu vendredi par visioconférence devant la cour criminelle d’Old Bailey. Le procès a été fixé au 27 avril 2026. Pochynok, quant à lui, était absent de l’audience.

Le mobile de ces actes reste flou, selon les procureurs. Si les inculpés doivent officiellement plaider lors d’une audience prévue en octobre, les avocats de Carpiuc et Pochynok ont déjà affirmé que leurs clients contestaient toute implication. Bien que l’enquête ait été confiée à la police antiterroriste, aucun des suspects n’est pour l’instant poursuivi en vertu de la loi sur la sécurité nationale récemment entrée en vigueur.

Le Premier ministre, installé depuis juillet 2024 au 10 Downing Street, a qualifié ces attaques d’« attaque contre nous tous, contre notre démocratie et les valeurs que nous défendons ». Un quatrième homme, âgé de 48 ans et interpellé cette semaine à l’aéroport de Londres Stansted dans le cadre de l’affaire, a été libéré sous caution.

L’enquête se poursuit alors que les autorités cherchent à déterminer si ces actes isolés relèvent d’un message politique ou d’un mobile plus personnel, dans un climat sécuritaire déjà tendu au Royaume-Uni.

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