Le député écologiste de Gironde Nicolas Thierry a saisi la justice et les autorités de contrôle après la révélation de pratiques commerciales qu’il juge illégales autour d’IQOS, le dispositif de tabac chauffé de Philip Morris. L’élu a adressé un signalement au procureur de la République de Bordeaux ainsi qu’à la DGCCRF, estimant que certaines actions pourraient constituer des infractions pénales.
Des bars transformés en vitrines festives
En cause : des opérations menées dans plusieurs établissements nocturnes bordelais, présentées comme des animations ou des partenariats, mais qui auraient pour objectif d’associer la marque à un univers festif et attractif, notamment auprès d’un public jeune. Selon Nicolas Thierry, ces pratiques s’inscriraient dans une stratégie de contournement de l’interdiction stricte de toute publicité pour les produits du tabac.
Le signalement fait suite à un reportage d’investigation diffusé par France Télévisions, décrivant Bordeaux comme un terrain d’expérimentation commerciale pour le cigarettier. Le parquet a confirmé avoir reçu la saisine, sans se prononcer à ce stade sur les suites judiciaires.
Philip Morris, de son côté, rejette toute accusation et affirme respecter scrupuleusement la législation en vigueur. Le groupe soutient que ses produits sans combustion sont exclusivement destinés aux fumeurs adultes et estime que toute remise en cause publique de ces dispositifs nuit aux politiques de réduction des risques liés au tabagisme.