La plainte déposée par Mohamed Amra, figure connue du narcotrafic, pour des violences qu’il aurait subies en détention, a été classée sans suite, a-t-on appris ce mercredi.
Le détenu, incarcéré dans un établissement pénitentiaire de l’ouest de la France, avait accusé plusieurs surveillants de l’avoir maltraité lors d’un incident survenu en cellule en 2024. Une enquête préliminaire avait été ouverte pour vérifier les allégations du prisonnier, également surnommé “La Mouche” dans le milieu du trafic de stupéfiants.
« Aucun élément suffisamment probant » pour le Parquet
Selon le parquet, les investigations menées n’ont permis de “corroborer les faits dénoncés” et n’ont révélé “aucun élément suffisamment probant pour poursuivre en justice”. La version des agents pénitentiaires, soutenue par les images de vidéosurveillance et plusieurs témoignages concordants, a contribué à cette décision.
Mohamed Amra jugé pour son évasion ayant coûté la vie à deux agents pénitentiaires
Pour rappel, Mohamed Amra est mis en examen pour meurtres, tentative de meurtres, évasion, vol et recel de vol en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs. L’ancien fugitif est incarcéré au centre pénitentiaire ultra-sécurisé de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne.
Le 14 mai 2024, Mohamed Amra, surnommé “La Mouche”, avait réussi à s’évader lors de son transfert entre le palais de justice d’Évreux et la prison de Rouen. Son convoi avait été violemment attaqué à hauteur du péage d’Incarville (Eure) par un commando armé. L’assaut, extrêmement rapide et bien organisé, avait coûté la vie à deux agents pénitentiaires, en blessant grièvement trois autres.
Quelques jours plus tard, Amra avait été rattrapé après une vaste chasse à l’homme mobilisant des centaines de policiers et gendarmes. Son évasion avait choqué l’opinion publique et provoqué une vive réaction du gouvernement, avec des promesses de renforcement de la sécurité autour des profils à risque.
Mohamed Amra, déjà impliqué dans plusieurs affaires de trafic international de stupéfiants et connu pour son influence dans les réseaux criminels, est devenu malgré lui un symbole des violences liées à la criminalité organisée. Son évasion sanglante a relancé le débat sur la sécurité des transferts de détenus dangereux et sur l’état des prisons françaises…