Le tribunal correctionnel d’Angers a condamné jeudi 29 janvier le maire de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, à 18 mois de prison avec sursis pour homicides et blessures involontaires après le feu d’artifice du 14 juillet 2022. Son adjoint à la sécurité, Patrice Brault, a écopé de la même peine, dans un dossier qui mettait en cause une organisation jugée défaillante.
Lors de ce spectacle, plusieurs tirs avaient atteint le public, installé trop près de la zone de lancement, censée être strictement interdite. L’explosion a coûté la vie à un garçon de 7 ans et à sa sœur de 24 ans, tandis que leurs proches ont été gravement blessés. Douze autres personnes ont également été touchées lors de cette soirée.
Une chaîne de fautes sanctionnée
Le jugement s’est accompagné de plusieurs autres condamnations. L’association Cholet Événements, organisatrice du feu d’artifice, a été frappée d’une interdiction définitive d’organiser des manifestations festives ou culturelles. Son vice-président a été condamné à 30 mois de prison, dont une partie aménagée sous bracelet électronique, avec la même interdiction d’organiser des événements.
La société pyrotechnique HTP (devenue Féérie) a reçu une amende de 100 000 euros et une interdiction définitive liée à l’activité d’artificier. Le chef artificier, lui, a été condamné à trois ans de prison, dont une partie ferme exécutée sous bracelet électronique, assortie d’une amende de 15 000 euros et d’une interdiction d’exercer.
L’enquête avait mis en évidence plusieurs défaillances : matériel vétuste, règles d’utilisation non respectées, et surtout absence de périmètre de sécurité efficace, ayant permis aux spectateurs de s’approcher à quelques dizaines de mètres du pas de tir. La défense du maire a indiqué qu’un appel restait envisagé dans les prochains jours.