La cour d’assises de Metz a condamné jeudi un homme de 33 ans à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir causé la mort de sa mère en 2013. Le reste de la peine devra être exécuté sous bracelet électronique, assorti d’une obligation de soins. Poursuivi initialement pour meurtre sur ascendant, il a finalement été reconnu coupable de coups mortels et est ressorti libre du tribunal.
Les faits remontent à novembre 2013 à Corny-sur-Moselle, près de Metz. L’homme avait appelé les secours en affirmant avoir découvert sa mère, âgée de 51 ans, noyée dans la baignoire du domicile familial. L’autopsie n’ayant pas permis de déterminer précisément l’origine du décès, l’enquête avait été classée sans suite l’année suivante.
Des aveux liés à un délire psychotique
Deux ans plus tard, l’accusé avait reconnu avoir plongé sa mère dans l’eau pour, selon lui, « retirer le mal » qu’il pensait présent en elle. Convaincu qu’elle était « possédée », il avait expliqué avoir tenté une sorte de rituel destiné à la « libérer », sans intention de lui donner la mort.
Les expertises psychiatriques ont conclu à une schizophrénie paranoïde et à une altération du discernement au moment des faits. La cour a retenu cette circonstance, prenant en compte la grande fragilité psychique de l’accusé, qui a connu plusieurs hospitalisations psychiatriques après le drame.