Les additifs alimentaires sont aujourd’hui omniprésents, principalement en raison de la forte hausse de la consommation d’aliments transformés. Cependant, malgré leur utilisation généralisée, nous savons encore relativement peu de choses sur la manière dont ces substances interagissent et sur leur impact potentiel sur notre santé, selon le site spécialisé en actualités médicales « News Medical ».
Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées principalement aux aliments transformés à des fins techniques. Par exemple : pour améliorer la sécurité, prolonger la durée de conservation, modifier les caractéristiques sensorielles des aliments, préserver leur arôme, ou encore améliorer leur goût ou leur apparence.
Une étude récente publiée dans la revue médicale PLOS a examiné cette question plus en détail, en analysant le lien entre les additifs alimentaires courants et le risque de développer un diabète de type 2.
Aujourd’hui, les aliments ultra-transformés représentent entre 15 % et 60 % de l’apport énergétique quotidien dans les pays industrialisés. Des preuves de plus en plus nombreuses associent ces aliments à des troubles métaboliques, probablement en raison de leur faible qualité nutritionnelle et de leur teneur en additifs alimentaires.
Bon nombre de ces substances sont routinièrement mélangées aux aliments. Or, bien que chaque additif soit évalué individuellement en termes de sécurité, leurs combinaisons n’ont pas fait l’objet du même niveau de contrôle, alors même qu’elles sont consommées par des milliards de personnes.
Les autorisations précédentes accordées à ces additifs reposaient souvent sur de simples tests de toxicologie d’évaluation des risques. Des recherches récentes suggèrent toutefois que certains de ces additifs pourraient provoquer des inflammations, perturber le microbiote intestinal et contribuer à des troubles métaboliques. Une étude a notamment observé une augmentation de l’hyperactivité chez les enfants exposés à ces substances.
Une étude antérieure avait déjà associé certains édulcorants et émulsifiants industriels à des maladies chroniques comme le diabète de type 2, mais sans explorer l’impact des combinaisons d’additifs sur la santé métabolique.
Selon News Medical, une recherche récente s’est concentrée spécifiquement sur les risques liés à la combinaison de ces additifs. Cette vaste étude a inclus plus de 108 000 participants, âgés en moyenne de 42,5 ans, suivis pendant environ 7,7 ans.
Il s’agit de la première étude d’envergure évaluant l’exposition à long terme à des mélanges d’additifs alimentaires dans une large population, et leur lien avec le risque de diabète de type 2. Durant la période d’observation, 1 131 participants ont reçu un diagnostic de diabète de type 2.
L’étude a démontré une corrélation entre l’exposition à certains de ces mélanges et une augmentation du risque de diabète de type 2. Bien que les mécanismes exacts à l’origine de ce risque accru restent flous, le déséquilibre du microbiome intestinal est une hypothèse centrale. On sait que certains additifs alimentaires peuvent influencer le métabolisme du glucose en modifiant la flore intestinale.
Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre les mécanismes biologiques en jeu, cette étude appuie les recommandations de santé publique visant à limiter l’exposition aux additifs alimentaires non essentiels.