Spotify encadre l’usage de l’IA et promet plus de transparence sur les morceaux générés
Spotify encadre l’usage de l’IA et promet plus de transparence sur les morceaux générés

Alors que les créations musicales assistées par intelligence artificielle se multiplient, Spotify annonce de nouvelles mesures pour mieux encadrer leur diffusion. L’objectif : informer clairement les utilisateurs et prévenir les abus liés à cette technologie encore peu régulée dans l’industrie musicale.

Des métadonnées pour signaler le recours à l’IA

Le 25 septembre, Spotify a dévoilé un ensemble de recommandations à destination des artistes et producteurs, les incitant à préciser l’utilisation éventuelle de l’IA dans leurs morceaux. La plateforme suédoise encourage désormais l’adoption d’un nouveau standard technique mis au point par l’organisation DDEX, qui permet d’indiquer si un titre a été généré entièrement, partiellement ou non du tout par une intelligence artificielle.

Les informations, intégrées dans les métadonnées, seront affichées dans l’interface de l’application, a assuré Sam Duboff, responsable marketing musique de Spotify. Pour l’instant, le processus repose sur le volontariat, mais déjà plus de 15 labels et distributeurs se sont engagés à utiliser cette nomenclature.

Spotify souhaite avant tout éviter une approche punitive envers les artistes. « Nous ne voulons pas sanctionner ceux qui utilisent l’IA de manière authentique et responsable », a souligné Charlie Hellman, en charge de la musique sur la plateforme, ajoutant que l’intelligence artificielle intervient souvent à différentes étapes de la création musicale.

Lutter contre les dérives et les manipulations

Si Spotify cherche à encourager la transparence, la plateforme entend aussi sévir contre les dérives. Elle a annoncé une mise à jour de son règlement interdisant explicitement les contenus générés par IA non autorisée, les deepfakes ou toute imitation sans consentement. Les morceaux concernés seront supprimés du catalogue.

Cette décision fait notamment écho à l’affaire The Velvet Sundown, groupe fictif généré par IA dont l’un des titres a dépassé les trois millions d’écoutes en juin dernier, soulevant des inquiétudes sur la prolifération de contenus artificiels. Pour Sam Duboff, ces morceaux restent cependant marginaux en termes d’audience, et souvent de qualité médiocre : « Quand la musique demande peu d’efforts à créer, elle trouve rarement son public. »

Spotify vise également les « acteurs malveillants » qui tenteraient de manipuler les algorithmes de recommandation grâce à l’IA, avec des contenus conçus pour tromper le système et maximiser artificiellement leur visibilité.

Que retenir rapidement ?

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