Le ministère de la Santé contrôlé par les Houthis au Yémen a annoncé jeudi que 46 personnes avaient été tuées et 165 blessées lors des frappes israéliennes menées la veille contre la capitale Sanaa et la province d’al-Jawf. Ces attaques s’inscrivent dans une série d’échanges meurtriers entre Israël et les rebelles houthis soutenus par l’Iran, dans le cadre d’un débordement du conflit de Gaza.
Selon l’armée israélienne, ces frappes visaient à riposter à des attaques menées par les Houthis contre Israël, incluant le lancement de drones et de missiles sol-sol en direction de son territoire. Jeudi matin, Tsahal a indiqué avoir intercepté un missile et un drone tirés depuis le Yémen, des opérations revendiquées par les Houthis.
Cette escalade survient moins de deux semaines après une frappe israélienne contre Sanaa, le 30 août, qui avait coûté la vie au Premier ministre du gouvernement houthi ainsi qu’à plusieurs ministres, marquant une intensification majeure du conflit.
Les frappes israéliennes au Yémen, ajoutées aux combats qui se poursuivent à Gaza, soulignent l’extension régionale du conflit et les risques croissants de déstabilisation au Moyen-Orient. Les pertes humaines, particulièrement lourdes parmi les civils, nourrissent les inquiétudes internationales face à une spirale de violences difficile à contenir.