L’Iran a annoncé lundi un bilan humain dramatique après la guerre aérienne qui l’a opposé à Israël durant douze jours en juin : 935 personnes auraient été tuées, selon les données médico-légales communiquées par un porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, cité par les médias d’État. Ce chiffre inclut 38 enfants et 132 femmes, a précisé Asghar Jahangir.
Le conflit, qui a débuté mi-juin avant un cessez-le-feu instauré le 26 juin, a vu une série d’échanges de frappes aériennes intenses entre les deux puissances régionales. L’Iran accuse Israël d’avoir visé délibérément des infrastructures civiles et gouvernementales sur l’ensemble de son territoire, notamment dans la capitale Téhéran et les grandes villes comme Ispahan et Chiraz.
Des images diffusées dans les jours qui ont suivi les frappes montraient des immeubles effondrés, des hôpitaux surchargés et des foules en deuil rassemblées pour des funérailles collectives. L’ampleur des dégâts matériels n’a pas encore été entièrement évaluée, mais des sources officielles iraniennes parlent de « pertes historiques ».
Israël, de son côté, a justifié son offensive comme une réponse aux attaques iraniennes contre son territoire et ses intérêts dans la région. Les autorités israéliennes affirment avoir ciblé uniquement des sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien. L’armée israélienne a toutefois reconnu des « dommages collatéraux », sans fournir de chiffres précis.
Le cessez-le-feu, obtenu sous la pression des puissances internationales, notamment la Chine et les États-Unis, semble pour l’instant tenir, malgré quelques escarmouches signalées à la frontière irakienne. La communauté internationale appelle désormais à une désescalade durable et à une reprise du dialogue diplomatique.
Cette confrontation directe entre l’Iran et Israël, la plus grave depuis des décennies, a ravivé les tensions régionales et provoqué de vives inquiétudes quant à une extension du conflit au Liban, à la Syrie ou au Golfe persique. Les Nations Unies ont annoncé l’envoi d’une mission humanitaire d’urgence pour évaluer les besoins des civils touchés en Iran.