L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé lundi l’armée israélienne d’avoir mené des frappes aériennes contre la résidence de son personnel et son principal entrepôt logistique dans la ville de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza. L’agence onusienne affirme que ces attaques ont gravement compromis ses capacités opérationnelles dans l’enclave palestinienne, déjà ravagée par des mois de conflit intense.
Selon un communiqué de l’OMS, la résidence du personnel a été touchée à trois reprises lors de frappes menées lundi, provoquant un incendie important ainsi que de lourds dégâts matériels. L’organisation précise que son personnel, leurs familles et plusieurs enfants se trouvaient à l’intérieur du bâtiment au moment de l’attaque, mettant directement leur vie en danger.
Par ailleurs, l’entrepôt principal de l’OMS à Gaza a également été endommagé, compliquant l’acheminement des fournitures médicales cruciales dans une région où le système de santé est à bout de souffle. L’agence dénonce une atteinte grave à la sécurité de ses employés et à la neutralité humanitaire censée protéger les acteurs de santé dans les zones de conflit.
Aucune réponse officielle n’a encore été apportée par les autorités israéliennes à ces accusations. Toutefois, dans des cas similaires antérieurs, l’armée israélienne a soutenu que ses frappes visaient des infrastructures utilisées à des fins militaires par des groupes armés palestiniens, accusés de se dissimuler dans des zones civiles et proches d’installations humanitaires.
L’OMS a exhorté les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à garantir la sécurité des personnels médicaux et humanitaires. L’organisation rappelle que les installations de santé, les entrepôts de secours et les logements du personnel humanitaire bénéficient d’une protection particulière selon les conventions internationales.
Cet incident s’ajoute à une série d’attaques contre des infrastructures médicales et humanitaires signalées depuis le début de la guerre à Gaza. Les agences des Nations Unies et les ONG opérant sur le terrain dénoncent régulièrement l’impossibilité d’assurer une aide efficace dans un environnement devenu trop dangereux, y compris pour les missions humanitaires les plus essentielles.