L’Iran exécute neuf hommes accusés d’avoir planifié une attaque de l’État islamique
L’Iran exécute neuf hommes accusés d’avoir planifié une attaque de l’État islamique

DUBAI — L’Iran a exécuté neuf personnes accusées d’appartenir à l’organisation État islamique, a rapporté mardi la télévision d’État. Les autorités iraniennes affirment que les hommes avaient été arrêtés en 2018 lors d’un affrontement violent avec les forces des Gardiens de la révolution, qui avait coûté la vie à trois soldats iraniens.

Les neuf condamnés avaient été jugés coupables de « moharebeh », une accusation religieuse qui signifie « guerre contre Dieu », souvent retenue dans les affaires de terrorisme ou de rébellion armée contre la République islamique. Ils étaient également poursuivis pour soulèvement armé et détention d’armes de guerre. Les autorités n’ont pas précisé la nationalité des exécutés.

Selon les médias officiels, les hommes faisaient partie d’un groupe de combattants de l’État islamique ayant pénétré par la frontière ouest du pays dans l’objectif de préparer des attentats sur le sol iranien. Ils avaient été repérés et pourchassés par les Gardiens de la révolution, l’élite militaire du régime, avant d’être capturés.

Les arrestations étaient survenues quelques mois après une double attaque particulièrement meurtrière perpétrée à Téhéran par l’État islamique, visant simultanément le parlement iranien et le mausolée de l’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Ces événements avaient marqué l’opinion publique et conduit à un renforcement drastique des mesures de sécurité intérieure.

Si la menace directe de l’État islamique en Irak et en Syrie a diminué après la défaite territoriale du groupe, l’Iran reste confronté à des attaques sporadiques menées par la branche afghane de l’organisation, plus connue sous le nom d’État islamique au Khorasan (EI-K), qui a revendiqué plusieurs attentats meurtriers ces dernières années.

L’Iran est l’un des pays qui recourent le plus à la peine de mort au monde. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au moins 901 exécutions ont été recensées dans le pays en 2024, un chiffre record depuis 2015, suscitant l’inquiétude des défenseurs des droits humains.

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