L’Iran exécute deux membres d’un groupe d’opposition accusés d’attaques contre des infrastructures
L’Iran exécute deux membres d’un groupe d’opposition accusés d’attaques contre des infrastructures

L’Iran a procédé à l’exécution de deux membres d’un groupe d’opposition, les accusant d’avoir mené des attaques contre des infrastructures sensibles, ont rapporté les autorités judiciaires dimanche. Les deux hommes appartenaient à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (MEK), un mouvement d’opposition en exil considéré comme une organisation terroriste par Téhéran.

Selon les autorités iraniennes, les deux individus auraient participé à des actes de sabotage visant des infrastructures de transport et d’énergie dans le pays. Aucune précision n’a été fournie sur la nature exacte des cibles ou sur la date des faits. Le système judiciaire iranien a déclaré que les condamnations avaient été prononcées à l’issue d’un procès pour « corruption sur terre », une accusation régulièrement utilisée dans les cas d’atteinte à la sécurité nationale.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, basée en Albanie, n’a pas encore commenté publiquement l’exécution. Ce groupe, qui milite pour le renversement du régime iranien, est depuis longtemps au centre d’une lutte acharnée avec les autorités de Téhéran, qui l’accusent de collusion avec des puissances étrangères et d’avoir joué un rôle actif dans des troubles intérieurs.

Ces exécutions s’inscrivent dans un contexte plus large de répression à l’égard des opposants politiques et des militants en Iran, alors que le pays est confronté à une instabilité économique et sociale croissante. Ces derniers mois, plusieurs autres condamnations à mort ont été prononcées pour des actes qualifiés de sabotage ou de collusion avec des groupes hostiles à la République islamique.

Les organisations internationales de défense des droits humains ont régulièrement dénoncé le recours à la peine de mort par l’Iran, notamment dans des affaires politiques. Elles appellent les autorités iraniennes à garantir un procès équitable et à respecter leurs engagements internationaux en matière de droits fondamentaux.

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