Le Hamas a fait savoir qu’il avait remis une réponse positive aux médiateurs égyptien et qatari concernant une nouvelle proposition de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Selon un responsable du mouvement islamiste, cette réponse confirme que l’ensemble des factions palestiniennes concernées ont accepté le texte tel qu’il leur a été présenté, sans demander la moindre modification. Cette position marque un tournant, alors que plusieurs tentatives de médiation antérieures avaient échoué faute de consensus.
Les grandes lignes de la proposition
La proposition étudiée au Caire prévoit une trêve initiale de soixante jours, conçue comme une première étape vers un règlement plus durable. Elle comprend également la libération d’otages israéliens en deux phases. Dans la première, une dizaine de captifs vivants seraient libérés, accompagnés de la restitution des corps de plusieurs autres. Une deuxième phase permettrait ensuite la libération du reste des captifs, tout en ouvrant la voie à des discussions immédiates sur un cessez-le-feu permanent.
Une initiative soutenue par la communauté internationale
Ce plan reprend les grandes lignes d’une proposition américaine déjà mise sur la table dans les mois précédents. Il s’agit d’un accord-cadre destiné à lancer des négociations de fond, avec des garanties internationales censées éviter toute reprise des hostilités. Les dirigeants du Hamas ont indiqué qu’ils consulteraient leur direction interne ainsi que les responsables des autres groupes alliés, notamment le Jihad islamique, afin d’affiner une position commune pour la suite des discussions.
Vers un cessez-le-feu durable ?
Pour les factions palestiniennes, ce dispositif vise non seulement à obtenir la libération des prisonniers, mais aussi à contrer tout projet israélien d’occupation prolongée de Gaza ou de déplacement de sa population. La trêve de soixante jours, si elle est respectée par les deux parties, pourrait donc constituer une première étape vers un accord plus large et durable, sous supervision internationale.