Le chef de l’armée iranienne affirme que les menaces israéliennes persistent
Le chef de l’armée iranienne affirme que les menaces israéliennes persistent

DUBAÏ, 3 août – Le commandant en chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, a déclaré dimanche que les menaces en provenance d’Israël continuaient de peser sur l’Iran, selon les médias d’État. Cette déclaration intervient dans un climat régional toujours tendu, plusieurs semaines après les affrontements militaires entre Téhéran, Israël et les États-Unis.

En juin dernier, Israël et les États-Unis avaient lancé des frappes coordonnées contre plusieurs installations nucléaires iraniennes, au cours de ce que les observateurs ont qualifié de « guerre des douze jours ». En réponse, l’Iran avait riposté par une série de tirs de missiles balistiques et d’attaques de drones contre des cibles israéliennes, marquant une escalade sans précédent entre les deux ennemis historiques.

Dans ses propos relayés dimanche, le général Hatami n’a donné aucun détail précis sur de nouvelles menaces concrètes, mais a souligné que l’armée iranienne restait « pleinement mobilisée et vigilante » face à toute agression potentielle. « Notre posture défensive n’a pas changé, car le régime sioniste continue d’adopter une attitude hostile et dangereuse », a-t-il affirmé.

Les tensions restent vives après les événements de juin, qui ont ravivé les inquiétudes internationales autour du programme nucléaire iranien et des risques de conflit élargi au Moyen-Orient. Bien que les États-Unis aient affirmé que leurs frappes visaient à ralentir les ambitions nucléaires de Téhéran, l’Iran maintient que son programme est pacifique.

Aucune déclaration n’a été émise récemment par les autorités israéliennes sur de potentielles actions militaires, mais le gouvernement de Benjamin Netanyahou continue de considérer l’Iran comme une menace existentielle, notamment à cause du soutien de Téhéran au Hezbollah libanais et à d’autres groupes armés dans la région.

Cette nouvelle prise de parole du chef de l’armée iranienne souligne une fois de plus que, malgré l’absence de confrontation directe depuis juillet, la région reste sur un fil, et qu’un nouvel épisode de violence ne peut être exclu.

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