Israël revendique des avancées majeures contre l’Iran après de nouvelles frappes meurtrières
Israël revendique des avancées majeures contre l’Iran après de nouvelles frappes meurtrières

Alors que le conflit avec l’Iran entre dans son quatrième jour, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi qu’Israël était « en voie d’atteindre ses deux principaux objectifs » : l’élimination des menaces nucléaires et balistiques posées par Téhéran. Cette déclaration intervient peu après une série de frappes de missiles iraniens sur les villes de Tel-Aviv et Haïfa, ayant fait au moins huit morts et plus de cent blessés côté israélien.

Les attaques de lundi, survenues avant l’aube, ont notamment touché plusieurs zones civiles, détruit des habitations et causé des dégâts à proximité de l’ambassade américaine à Tel-Aviv. En réponse, Israël a intensifié ses frappes aériennes, affirmant avoir tué plusieurs hauts responsables des renseignements iraniens, dont le chef d’une unité d’élite des Gardiens de la révolution.

Dans ce contexte de guerre ouverte, l’Iran a annoncé que son Parlement préparait un projet de loi visant à se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dénonçant le non-respect de ses droits en vertu de ce traité. Bien que cette démarche prenne plusieurs semaines à se concrétiser, elle ravive les craintes occidentales quant à l’intention de Téhéran de développer l’arme nucléaire, ce que l’Iran continue de nier.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a toutefois récemment déclaré que l’Iran violait certaines de ses obligations au titre du TNP. Israël, qui n’a jamais officiellement reconnu posséder l’arme nucléaire et n’a pas signé le traité, considère cette évolution comme un casus belli justifiant sa campagne actuelle.

Le conflit a déjà fait de nombreuses victimes civiles des deux côtés : 24 morts israéliens, tous civils, et au moins 224 morts côté iranien, dont 90 % seraient également des civils. Téhéran a aussi fait état d’arrestations massives d’« espions » présumés liés à Israël. En Iran, la monnaie nationale a chuté de plus de 10 % face au dollar depuis le début des hostilités, soulignant l’impact économique immédiat du conflit.

La situation a jeté une ombre sur le sommet du G7 au Canada, où les dirigeants occidentaux s’inquiètent d’une escalade incontrôlable au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a exprimé l’espoir qu’un accord puisse être trouvé, tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre.

Les frappes de missiles iraniens ont été décrites comme techniquement sophistiquées par les Gardiens de la révolution, qui affirment avoir utilisé une méthode rendant les systèmes de défense israéliens moins efficaces. Israël n’a pas commenté cette assertion, mais a reconnu que ses systèmes antimissiles ne sont pas infaillibles.

Malgré l’ampleur des dégâts et la peur dans la population, le gouvernement israélien maintient que son action est ciblée et vise uniquement à neutraliser les capacités militaires iraniennes. Une affirmation contestée par les images de quartiers civils dévastés et les témoignages de résidents terrifiés à Tel-Aviv et Haïfa.

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