Edan Alexander, jeune soldat américano-israélien de 21 ans originaire du New Jersey, a été libéré lundi par le Hamas, mettant fin à une captivité de 583 jours dans la bande de Gaza. Ce geste présenté par le mouvement islamiste comme un signe de bonne volonté survient à la veille de la visite du président américain Donald Trump au Moyen-Orient.
Alexander avait été enlevé le 7 octobre 2023 lors de l’attaque surprise du Hamas contre une base militaire israélienne dans le sud d’Israël. Âgé de 19 ans à l’époque, il s’était porté volontaire pour rester sur la base durant le shabbat, selon ses proches. L’assaut du Hamas avait marqué le début d’une guerre sanglante qui dure depuis 19 mois. Parmi les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 seraient toujours retenues à Gaza, dont seulement un tiers sont présumées en vie.
Originaire de Tenafly, dans la banlieue new-yorkaise, Edan Alexander avait émigré en Israël après le lycée en 2022 et s’était engagé dans les forces armées. Sa famille, qui n’a cessé de militer pour sa libération, a déclaré lundi avoir reçu « le plus beau cadeau imaginable » en apprenant son retour. Sa mère, Yael, s’est envolée pour Israël dès l’annonce de la libération.
Au cours de sa détention, plusieurs vidéos avaient été publiées par le Hamas, notamment une en novembre 2024 où l’on voit Alexander en larmes, suppliant d’être secouru. D’autres otages libérés plus tôt ont rapporté qu’il avait défendu des travailleurs thaïlandais détenus avec lui, plaidant auprès des ravisseurs pour leur libération.
Alexander n’avait pas été inclus dans les échanges de prisonniers ayant permis la libération de 25 Israéliens en début d’année, en contrepartie de près de 1 800 Palestiniens. Les images de certains otages rendus dans un état de grande faiblesse physique avaient ravivé l’angoisse des familles dont les proches restaient prisonniers.
Hamas avait conditionné la libération d’Alexander à un cessez-le-feu durable, à un retrait israélien de Gaza et à la libération de prisonniers palestiniens. Israël, de son côté, a toujours rejeté ces exigences, affirmant vouloir poursuivre la guerre jusqu’à la libération de tous les otages et la destruction du Hamas.
La famille Alexander, qui dit avoir été en contact quotidien avec les négociateurs américains, a lancé un appel aux autorités israéliennes pour intensifier les efforts visant à libérer les 58 otages encore détenus : « S’il vous plaît, ne vous arrêtez pas. Nous espérons que la libération de notre fils marquera le début de négociations pour tous les autres. »