Hezbollah menace Israël de frappes massives en cas de reprise de la guerre au Liban
Hezbollah menace Israël de frappes massives en cas de reprise de la guerre au Liban

Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a lancé mardi une menace directe contre Israël, avertissant que des missiles s’abattraient sur son territoire en cas de reprise d’un conflit de grande ampleur avec le Liban. Cette déclaration, formulée lors d’un discours télévisé, marque un durcissement du ton du mouvement chiite soutenu par l’Iran, après plusieurs mois de silence relatif depuis le cessez-le-feu de novembre dernier.

La déclaration de Qassem intervient alors que le gouvernement libanais se réunit pour débattre de l’avenir de l’arsenal militaire du Hezbollah. Cette réunion a lieu dans un climat de forte pression internationale, notamment de la part des États-Unis, qui exhortent Beyrouth à s’engager sur un processus de désarmement du groupe armé, considéré comme une menace par Israël et de nombreux pays occidentaux.

« En cas d’agression à grande échelle contre le Liban, le Hezbollah, l’armée libanaise et le peuple libanais se défendront », a affirmé Qassem dans son allocution. Il a averti que cette défense entraînerait des tirs de missiles sur le territoire israélien et que « toute la sécurité qu’Israël a construite au cours des huit derniers mois s’effondrera en une heure ».

Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis avait mis fin, en novembre, à plusieurs mois d’affrontements intenses entre le Hezbollah et Israël. Ce conflit avait coûté la vie à une grande partie de la direction du Hezbollah, dont son ancien chef charismatique, Sayyed Hassan Nasrallah, et avait détruit une part significative de ses capacités militaires.

Depuis, la situation reste instable le long de la frontière israélo-libanaise, avec des échanges de tirs sporadiques et une montée des tensions diplomatiques. L’éventualité d’une reprise des hostilités inquiète fortement la communauté internationale, alors que tout embrasement pourrait avoir des conséquences régionales majeures.

La déclaration de Qassem semble également viser à dissuader Israël de toute tentative militaire visant à forcer un désarmement du Hezbollah par la voie armée. Elle reflète la volonté du groupe de préserver sa puissance militaire, alors même que les pressions diplomatiques s’intensifient.

En parallèle, la position du gouvernement libanais reste délicate. Pris entre les exigences des bailleurs occidentaux et la réalité d’un Hezbollah profondément enraciné dans le paysage politique et militaire du pays, l’exécutif peine à adopter une ligne claire sur le sujet du désarmement.

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