Le mouvement palestinien Hamas a remis aux autorités libanaises un de ses membres soupçonné d’avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël, a annoncé dimanche l’armée libanaise dans un communiqué.
L’individu, identifié par les seules initiales M.G., a été livré à l’armée à l’entrée du camp de réfugiés d’Ein el-Hilweh, situé près de la ville de Saïda, dans le sud du Liban. Il serait impliqué dans deux tirs de roquettes survenus en mars, en violation d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis en novembre dernier.
Cette remise intervient dans un contexte de vives tensions entre les autorités libanaises et les groupes armés palestiniens opérant sur le territoire. Vendredi, le Haut Conseil de défense du Liban avait adressé une mise en garde ferme au Hamas, le menaçant de « mesures des plus sévères » en cas de nouvelle attaque depuis le sol libanais.
Depuis le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023, le groupe palestinien a mené plusieurs attaques à partir du Liban, où il dispose d’une présence armée. En représailles, Israël a mené des frappes aériennes sur le sud du Liban et sur la banlieue sud de Beyrouth, tuant plusieurs responsables du Hamas, dont le chef militaire Saleh Arouri.
La situation sécuritaire dans le sud du Liban s’est considérablement détériorée, notamment avec la reprise des affrontements entre le Hezbollah et Israël. Ces hostilités ont conduit à l’assassinat de plusieurs figures de la direction du Hezbollah, y compris son secrétaire général historique Hassan Nasrallah, et ont fait plus de 4 000 morts au Liban.
Israël accuse toujours le Hezbollah de ne pas avoir été totalement désarmé, en dépit des engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu. De son côté, le Hezbollah affirme avoir réduit sa présence militaire dans le sud du Liban et critique les frappes israéliennes qui, selon lui, constituent une violation persistante de l’accord.