GAZA — Quarante-quatre Palestiniens ont été tués jeudi dans la bande de Gaza à la suite de frappes israéliennes, selon les autorités sanitaires locales. L’ONU tire la sonnette d’alarme sur une aggravation dramatique de la crise humanitaire, notamment sur la question cruciale de l’accès à l’eau.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, 25 personnes ont été tuées dans le nord du territoire alors qu’elles attendaient l’arrivée de camions d’aide humanitaire. D’après les déclarations de l’armée israélienne, des militants du Hamas se seraient dissimulés parmi la foule, justifiant une frappe aérienne ciblée pour les « éliminer ». L’armée affirme qu’aucun civil n’a été visé intentionnellement.
Outre cette attaque, d’autres bombardements israéliens ont fait au moins 19 morts supplémentaires dans divers quartiers de Gaza, marquant une nouvelle journée sanglante dans un conflit qui s’enlise. Les violences de ces dernières heures surviennent dans un contexte de tensions toujours croissantes entre Israël et l’Iran, qui a ravivé les affrontements dans l’ensemble de la région.
L’UNICEF a publié un communiqué alarmant vendredi, avertissant que Gaza est désormais au bord d’une sécheresse humanitaire sans précédent. L’agence onusienne affirme que l’accès à l’eau potable est quasiment inexistant dans plusieurs zones densément peuplées, et que des milliers d’enfants risquent des maladies hydriques graves ou la malnutrition si l’aide ne parvient pas rapidement.
« Les enfants de Gaza sont en danger immédiat. Ils ont désespérément besoin de nourriture, d’eau potable et de sécurité », a déclaré une porte-parole de l’organisation. Les infrastructures d’approvisionnement en eau, déjà endommagées par des mois de conflit, ont été presque totalement détruites, compliquant l’acheminement de l’aide.
Les appels à un cessez-le-feu durable et à un accès humanitaire sûr se multiplient, mais les perspectives de solution semblent s’éloigner à mesure que les bombardements se poursuivent et que les négociations diplomatiques piétinent.