Alors que l’armée israélienne a lancé une vaste opération aérienne pour frapper des sites stratégiques en Iran, notamment à Natanz, centre névralgique du programme nucléaire iranien, au moins six scientifiques nucléaires iraniens ont été tués. Il s’agit de Abdolhamid Minouchehr, Ahmadreza Zolfaghari, Amirhossein Feqhi, Motalleblizadeh, Mohammad Mehdi Tehranchi et Fereydoun Abbasi.
Quelques heures après le lancement des frappes, Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, a déclaré sur BFMTV : « L’idée des frappes est d’empêcher les Iraniens d’avoir des capacités nucléaires militaires. L’attaque n’est pas terminée. »
Le gouvernement iranien réagit
Dans la foulée, le gouvernement iranien a affirmé que les attaques israéliennes valident la nécessité pour l’Iran de développer son programme nucléaire civil et militaire ainsi que ses capacités balistiques : « On ne peut s’adresser à un régime aussi prédateur qu’avec le langage de la force. Le monde comprend désormais mieux l’insistance de l’Iran sur son droit à l’enrichissement, à la technologie nucléaire et à la puissance balistique. »
Une attaque de grande ampleur
Pour rappel, l’opération Rising Lion, lancée dans la nuit, a mobilisé environ 200 avions israéliens visant plus de 100 sites, dont les installations nucléaires de Natanz, des usines de missiles et plusieurs responsables militaires et scientifiques iraniens.
L’Iran a riposté avec le lancement d’une centaine de drones en direction d’Israël, interceptés notamment par la Jordanie, déclenchant une fermeture de l’espace aérien également en Irak et en Jordanie .
L’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué qu’aucune fuite radioactive n’a été constatée sur le site de Natanz.
Emirates suspend ses vols au Moyen-Orient
Suite à ces frappes, Emirates, première compagnie du Moyen-Orient, a annoncé l’annulation immédiate de ses vols au départ et à destination de l’Irak, de la Jordanie, du Liban et de l’Iran, y compris des liaisons aujourd’hui et des vols prévus demain vers Téhéran.