Au moins quinze personnes ont été tuées dans la bande de Gaza à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Shati, dans la nuit de jeudi à vendredi. L’attaque, qui a détruit plusieurs bâtiments résidentiels, intervient alors que l’ancien président américain Donald Trump attend la réponse officielle du Hamas à sa proposition de cessez-le-feu de 60 jours, qu’il qualifie de « proposition finale ».
Des images du site, situé dans l’un des camps les plus densément peuplés de Gaza City, montrent des habitations éventrées, des débris fumants et des civils fouillant les gravats à la recherche de survivants. Selon les autorités locales, plusieurs des victimes appartenaient à la même famille. Les funérailles ont eu lieu dans la matinée dans une atmosphère de colère et de deuil.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de négociations diplomatiques sensibles, menées en coulisses avec la médiation du Qatar et de l’Égypte, pour tenter d’instaurer une trêve temporaire dans les hostilités entre Israël et le Hamas. Donald Trump, qui cherche à s’imposer comme interlocuteur central dans ce dossier, a déclaré que le plan actuellement sur la table est « la proposition finale » et que « le moment de choisir entre la paix et la guerre est venu ».
Le Hamas, de son côté, a indiqué vendredi qu’il étudiait toujours la proposition. Un responsable du mouvement islamiste, sous couvert d’anonymat, a affirmé à Reuters que la décision n’avait pas encore été prise, mais que les discussions internes se poursuivaient. Le groupe cherche notamment à obtenir des garanties sur la fin du blocus de Gaza et la libération de prisonniers palestiniens.
Le gouvernement israélien, qui n’a pas encore officiellement commenté la frappe de Shati, maintient qu’il cible exclusivement des infrastructures du Hamas ou des combattants présumés. Cependant, les pertes civiles continues alimentent les critiques internationales et rendent toute perspective de cessez-le-feu plus fragile.
Alors que les violences se poursuivent sur le terrain, les regards sont tournés vers la réponse imminente du Hamas. Si celle-ci est favorable, une trêve pourrait offrir un répit à une population civile palestinienne épuisée par des mois de bombardements et de pénuries. Dans le cas contraire, les tensions risquent de s’aggraver encore dans la région.