La Chambre des représentants des États-Unis, contrôlée par les républicains, a adopté mercredi un projet de loi imposant la présentation d’une preuve de citoyenneté américaine pour s’inscrire sur les listes électorales et voter lors des élections de mi-mandat prévues en novembre. Les démocrates dénoncent une mesure susceptible, selon eux, d’imposer des contraintes inutiles aux électeurs et de concentrer davantage de pouvoir électoral entre les mains du président Donald Trump.
Le texte, baptisé SAVE America Act, a été approuvé par 218 voix contre 213. Un seul élu démocrate s’est joint aux républicains pour soutenir la proposition. Le projet de loi est désormais transmis au Sénat des États-Unis, également à majorité républicaine, où il devrait être examiné prochainement.
Toutefois, son adoption définitive reste incertaine. Pour franchir l’obstacle parlementaire au Sénat, le texte devra réunir une majorité qualifiée de 60 voix, seuil qui paraît difficile à atteindre dans un contexte de fortes divisions partisanes.
Les républicains défendent cette réforme comme une mesure de bon sens destinée à garantir l’intégrité du scrutin. Les démocrates, eux, estiment qu’elle risque de restreindre l’accès au vote et de compliquer inutilement les démarches pour de nombreux citoyens américains.
Ce projet de loi constitue la dernière déclinaison d’une initiative apparue pour la première fois lors de la campagne présidentielle de 2024, dans le sillage des affirmations infondées de Donald Trump selon lesquelles un grand nombre de personnes auraient voté illégalement aux élections fédérales. Une mesure similaire avait déjà été adoptée à deux reprises par la Chambre — en 2024 et en avril dernier — avant d’être rejetée par le Sénat.