Une frappe israélienne tue neuf enfants dans le sud de Gaza : leur père, médecin, est en soins intensifs
Une frappe israélienne tue neuf enfants dans le sud de Gaza : leur père, médecin, est en soins intensifs

Un médecin palestinien repose dans un lit d’hôpital de Khan Younis, grièvement blessé, après avoir perdu neuf de ses enfants dans une frappe aérienne israélienne survenue vendredi dans le sud de la bande de Gaza. Seul un de ses dix enfants a survécu, dans un état grave mais stable, selon les médecins.

Hamdi Al-Najjar, qui se trouvait à son domicile avec sa famille au moment de la frappe, a été admis d’urgence à l’hôpital Nasser, non loin de là. Il a subi deux interventions chirurgicales pour traiter des hémorragies internes au niveau de l’abdomen et du thorax, en plus de blessures à la tête, a précisé le chirurgien thoracique Abdul Aziz Al-Farra. Entubé et bandé, son état reste critique.

Selon les autorités médicales de Gaza, les neuf enfants décédés étaient âgés de un à douze ans. Leur mère, Alaa Al-Najjar, également médecin, travaillait à l’hôpital lors de l’attaque. « Elle est allée chez elle et a vu ses enfants brûlés. Que Dieu l’aide », a témoigné sa belle-sœur, Tahani Yahya Al-Najjar.

L’armée israélienne a confirmé avoir mené une frappe sur Khan Younis ce jour-là, affirmant avoir visé des suspects dans une structure proche de ses troupes au sol. Elle a précisé avoir évacué des civils de la zone avant l’opération et indiqué qu’une enquête était en cours sur de possibles victimes civiles.

Les proches de la famille ont décrit une scène d’horreur. Ali Al-Najjar, frère du médecin, s’est précipité sur les lieux après l’explosion. « Nous avons commencé à sortir les corps calcinés », a-t-il déclaré. Des photos prises à l’hôpital montrent Hamdi Al-Najjar inconscient, sa sœur lui murmurant à l’oreille : « Tu vas bien, ça va passer. »

La guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a depuis causé la mort de plus de 53 000 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza. Parmi eux, plus de 16 500 enfants. Israël justifie sa campagne militaire par la nécessité d’anéantir le Hamas et de libérer les otages encore détenus. Mais les conséquences humanitaires sur la population civile de Gaza continuent de s’alourdir jour après jour.

Partager