La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé la dissolution d’un groupe de travail interne qu’elle avait créé l’an dernier pour, selon elle, lutter contre la politisation des agences de renseignement. La décision met fin à une structure qui avait suscité des critiques, certains y voyant un outil d’attaques partisanes au service de l’administration de Donald Trump.
Dans une déclaration, Gabbard a indiqué avoir réaffecté les membres du « Director’s Initiatives Group » à d’autres services du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI). Elle a précisé que cette entité avait été conçue comme temporaire, chargée de projets prioritaires à court terme, notamment liés à des décrets présidentiels.
Deux sources citées par Reuters avaient affirmé que la dissolution du groupe intervenait après des erreurs présumées. Un porte-parole de l’ODNI a toutefois rejeté toute faute et insisté sur le caractère transitoire du dispositif, une position reprise par Gabbard elle-même.
Créé dans un contexte de tensions politiques autour du fonctionnement des agences fédérales, le groupe de travail avait pour objectif affiché d’accroître la transparence et de « dépolitiser » le renseignement. Ses détracteurs estimaient au contraire qu’il risquait d’exercer une pression politique sur les analystes et responsables des services.
Gabbard affirme que la mission se poursuit désormais à travers l’intégration des effectifs dans d’autres équipes de l’ODNI, afin de « tirer le meilleur parti de leur expertise » sans maintenir une structure distincte.