Le président américain Donald Trump a rencontré à la Maison Blanche le directeur général du laboratoire suisse Novartis, Vas Narasimhan, a indiqué l’entreprise.
S’exprimant devant des ouvriers dans l’État de Géorgie, Donald Trump a affirmé que le dirigeant lui avait assuré que Novartis construisait 11 usines aux États-Unis, attribuant cette décision à sa politique tarifaire et à ses menaces d’imposer des droits de douane sur les importations de médicaments.
Dans un communiqué transmis à Reuters, un porte-parole du groupe pharmaceutique a confirmé avoir informé l’administration américaine de l’avancement de ses projets industriels, citant notamment des inaugurations récentes en Caroline du Nord et en Californie, ainsi que l’expansion prévue de son réseau de production de thérapies par radioligands avec un nouveau site en Floride.
Le laboratoire avait déjà annoncé l’an dernier un plan d’investissement de 23 milliards de dollars visant à construire ou agrandir une dizaine d’installations sur le territoire américain. L’objectif affiché est de renforcer ses capacités de production et de recherche aux États-Unis, dans un contexte de tensions commerciales et de volonté politique de relocalisation industrielle.
La Maison Blanche met en avant ces investissements comme la preuve que sa stratégie commerciale incite les multinationales à produire davantage sur le sol américain. Novartis, de son côté, n’a pas fourni de détails supplémentaires sur le nombre exact d’installations en construction ni sur leur calendrier d’achèvement.
Cette rencontre intervient alors que la politique commerciale américaine demeure au centre des débats économiques, avec des entreprises cherchant à s’adapter à un environnement marqué par des incertitudes tarifaires et réglementaires.