Starmer estime que l’ex-prince Andrew devrait témoigner devant le Congrès sur ses liens avec Epstein (AP)
Starmer estime que l’ex-prince Andrew devrait témoigner devant le Congrès sur ses liens avec Epstein (AP)

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que l’ex-prince Prince Andrew devrait comparaître devant une commission du Congrès américain afin de s’expliquer sur ses relations avec le financier déchu Jeffrey Epstein, à la suite de nouvelles révélations rendues publiques aux États-Unis.

Des documents récemment publiés par le département américain de la Justice montrent que le frère du roi Charles III a maintenu des contacts réguliers avec Epstein pendant plus de deux ans après la condamnation de ce dernier pour crimes sexuels sur mineurs. Ces éléments contredisent les déclarations antérieures d’Andrew, qui affirmait avoir rompu tout lien avec le financier après sa condamnation en 2008, hormis un déplacement à New York en 2010 pour mettre fin à leur relation.

Les documents incluent notamment des courriels évoquant des échanges fréquents et l’organisation de rencontres sociales, ainsi que des photographies montrant Andrew en présence d’une femme non identifiée, dont le visage a été flouté. Ces révélations ont relancé les interrogations autour du rôle et de la connaissance qu’aurait pu avoir l’ancien prince des activités d’Epstein.

S’exprimant devant des journalistes à l’issue d’un déplacement officiel en Asie, Keir Starmer a estimé que toute personne disposant d’informations pertinentes devait être prête à les communiquer aux autorités compétentes. Il a souligné que la priorité devait rester l’aide aux victimes et que cela passait par une transparence totale, y compris sous la forme d’un témoignage devant les élus américains.

Déchu de ses titres et privé de ses fonctions publiques, Andrew, âgé de 65 ans, vit désormais à l’écart de la vie officielle et utilise le nom Andrew Mountbatten-Windsor. Il nie toute implication dans les crimes d’Epstein et n’a pas répondu aux sollicitations récentes visant à commenter les nouveaux documents. Le palais de Buckingham a, de son côté, refusé de réagir.

Au Congrès américain, des parlementaires enquêtant sur l’affaire Epstein ont renouvelé leurs appels à entendre l’ancien prince. Epstein, arrêté en 2019 pour trafic sexuel, s’est suicidé en détention avant l’ouverture de son procès, laissant derrière lui de nombreuses zones d’ombre et des victimes toujours en quête de réponses.

Partager