Scandale au zoo de Nuremberg: 12 babouins en parfaite santé tués. Le motif ? Faire de la place
Scandale au zoo de Nuremberg: 12 babouins en parfaite santé tués. Le motif ? Faire de la place

Le zoo de Nuremberg, en Allemagne, est au cœur d’une vive polémique après avoir tué douze babouins de Guinée en parfaite santé. L’acte, survenu le 29 juillet dernier, a suscité une onde de choc parmi les défenseurs des animaux, les médias et une partie de l’opinion publique. La décision a été prise en raison d’une surpopulation dans l’enclos, où vivaient jusqu’à 43 individus alors que la capacité maximale était estimée à une trentaine, jeunes compris.

Une décision prise après des années de réflexion

La direction du zoo affirme avoir étudié cette situation depuis plusieurs années. Plusieurs solutions alternatives ont été envisagées, notamment la contraception, le transfert vers d’autres zoos, l’agrandissement de l’enclos ou encore la réintroduction dans la nature. Aucune n’a été jugée applicable ou efficace, notamment en raison de l’absence de structures prêtes à accueillir ces animaux ou du risque de conflits hiérarchiques en cas de séparation des groupes sociaux.

Une exécution sous tension

Le jour de la mise à mort, le zoo a été fermé au public sans préavis pour des “raisons de sécurité”. L’abattage a été réalisé sous supervision vétérinaire, dans des conditions contrôlées. Les babouins ont été anesthésiés puis tués par arme à feu dans des caisses de transport. Deux d’entre eux sont morts pendant l’anesthésie, provoquant un malaise jusque dans les équipes du parc. Les femelles gestantes et les individus impliqués dans des projets de recherche ont été épargnés.

Colère des défenseurs des animaux

L’annonce a déclenché une vague de protestations dans tout le pays. Plusieurs organisations de protection animale ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une gestion irresponsable et une violation de la loi allemande sur la protection animale. Certaines ont même annoncé avoir déposé plainte contre le zoo. Les militants reprochent aux responsables d’avoir privilégié une solution brutale au lieu de repenser l’ensemble de la politique de reproduction ou d’aménagement.

Le jour de l’abattage, des militants se sont introduits de force dans l’enceinte du zoo. Plusieurs ont été interpellés, certains s’étant enchaînés ou collés à des structures pour retarder l’opération. Un des activistes a perdu connaissance et a dû être pris en charge par les secours. Devant les portes fermées du zoo, des habitants et des visiteurs en colère ont manifesté, dénonçant un manque de transparence et un acte qu’ils jugent inhumain.

Utilisation post-mortem des corps

Les cadavres des babouins n’ont pas été détruits. Ils ont été partiellement utilisés pour la recherche scientifique, notamment pour des analyses biologiques et vétérinaires. Certains ont également été donnés comme nourriture aux carnivores du zoo, une pratique défendue par l’établissement comme étant en accord avec leur politique de gestion éthique des ressources animales.

À la suite de cet épisode, 31 babouins vivent toujours dans l’enclos du zoo. La direction a indiqué que la population actuelle restait légèrement supérieure à la limite admissible, laissant entendre que de nouvelles mesures pourraient être nécessaires si aucune alternative n’est trouvée…

Partager