Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis mardi de ne « jamais quitter » son poste afin de poursuivre son projet de transformation du Royaume-Uni, rejetant les appels à sa démission après une nouvelle journée de fortes turbulences politiques au sein du Parti travailliste.
Starmer est sous pression depuis la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington, une décision vivement critiquée en raison des liens passés de ce vétéran travailliste avec le financier américain Jeffrey Epstein. L’affaire a ravivé les doutes sur le jugement du Premier ministre et provoqué une fronde interne, notamment en Écosse.
Lundi, le chef du Parti travailliste écossais, Anas Sarwar, a appelé Starmer à démissionner, marquant l’attaque la plus frontale contre son autorité depuis son arrivée au pouvoir. Cette prise de position est intervenue alors que le Premier ministre venait de perdre un deuxième collaborateur clé en l’espace de deux jours.
En déplacement dans un centre communautaire du Hertfordshire, dans le sud de l’Angleterre, Starmer a cherché à afficher sa détermination et à donner l’image d’un dirigeant concentré sur les préoccupations quotidiennes, notamment le coût de la vie. « Je ne renoncerai jamais au mandat qui m’a été confié pour changer ce pays », a-t-il déclaré devant un public de sympathisants. « Je n’abandonnerai jamais les personnes pour lesquelles je suis chargé de me battre, et je n’abandonnerai jamais le pays que j’aime. »
Tout en reconnaissant la gravité de la crise, le Premier ministre a exhorté son parti à resserrer les rangs et à concentrer ses attaques sur ses adversaires politiques, en particulier le parti populiste Reform UK, plutôt que de s’enliser dans des divisions internes.
Malgré les critiques, Starmer a bénéficié mardi du soutien public de plusieurs ministres et de rivaux potentiels à la tête du Parti travailliste, ce qui lui a offert un répit temporaire. Reste à savoir si cette démonstration de loyauté suffira à stabiliser durablement sa position, alors que le scandale Mandelson-Epstein continue de peser lourdement sur son leadership.