Record de chaleur au Japon : l’inquiétude grandit pour les cultures de riz
Record de chaleur au Japon : l’inquiétude grandit pour les cultures de riz

TOKYO — Le Japon a enregistré mardi la température la plus élevée de son histoire, avec un pic de 41,8 degrés Celsius dans la ville d’Isesaki, située dans la préfecture de Gunma, à l’est du pays. Ce nouveau record bat celui, déjà exceptionnel, de 41,2 °C enregistré la semaine dernière dans la ville de Tamba, dans la préfecture de Hyogo, à l’ouest.

Face à cette canicule extrême, les autorités japonaises ont émis une alerte au coup de chaleur dans plusieurs préfectures, dont Tokyo, exhortant la population à rester à l’intérieur, à éviter les activités physiques en extérieur et à s’hydrater régulièrement. Les rues des quartiers touristiques, comme Asakusa à Tokyo, étaient remplies de visiteurs munis de parasols et de ventilateurs portables, tentant de se protéger de la chaleur accablante.

Le gouvernement a également exprimé sa vive préoccupation quant à l’impact de cette vague de chaleur prolongée sur les cultures agricoles, en particulier le riz, un aliment de base au Japon. Les températures élevées peuvent altérer la croissance du riz, affecter la qualité des grains et compromettre les récoltes à venir. Des mesures sont en cours d’élaboration pour soutenir les agriculteurs et atténuer les dommages, bien que les détails n’aient pas encore été communiqués.

Selon l’Agence météorologique japonaise, cette intensification des températures s’inscrit dans une tendance inquiétante de réchauffement climatique. Le pays connaît depuis plusieurs étés des épisodes caniculaires de plus en plus intenses, souvent accompagnés de pics de consommation d’électricité liés à l’utilisation massive de climatiseurs, mais aussi de tensions sur les infrastructures sanitaires.

Les experts alertent sur le fait que ces conditions extrêmes pourraient devenir la norme si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement. En 2023 et 2024, le Japon avait déjà connu des étés particulièrement chauds, mais le seuil symbolique de 42 degrés semble désormais à portée de main, ce qui inquiète la communauté scientifique.

Alors que l’été n’a pas encore atteint son pic, les autorités appellent à la vigilance et envisagent des campagnes supplémentaires de sensibilisation aux risques liés aux coups de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants et les travailleurs en extérieur. Ce nouvel épisode caniculaire met en lumière la nécessité pour le pays d’accélérer ses efforts en matière d’adaptation au changement climatique.

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