Le Parlement norvégien a approuvé à l’unanimité la mise en place d’une enquête externe rare visant à examiner les liens entre le ministère des Affaires étrangères et Jeffrey Epstein, dans un contexte de scandale grandissant autour des relations entretenues avec le financier américain aujourd’hui décédé. La décision a été annoncée mardi par la commission parlementaire de contrôle, à Oslo.
Cette initiative intervient après la publication, aux États-Unis, de nouveaux documents mettant en lumière de multiples connexions entre Epstein et des responsables politiques, des membres de familles royales ainsi que des personnalités influentes à travers l’Europe. En Norvège, ces révélations ont suscité une pression politique croissante pour faire toute la lumière sur d’éventuels liens institutionnels ou personnels impliquant la diplomatie du pays.
Selon les médias norvégiens, le recours à une enquête externe est inhabituel et témoigne de la gravité de l’affaire. Le mandat de la commission indépendante sera de déterminer si des responsables du ministère ont entretenu des contacts inappropriés avec Epstein, et si ces relations ont pu influencer des décisions ou activités officielles.
Le ministère des Affaires étrangères n’a pas été accusé formellement d’actes illégaux, mais les parlementaires estiment qu’une clarification complète est nécessaire pour préserver la confiance du public dans les institutions. La transparence et l’intégrité de l’action diplomatique sont au cœur des préoccupations exprimées lors des débats.
Cette enquête s’inscrit dans une dynamique plus large en Europe, où plusieurs gouvernements font face à des interrogations similaires après les révélations issues des archives judiciaires américaines. En Norvège, les conclusions de la commission pourraient déboucher sur des recommandations politiques, voire des réformes des règles encadrant les relations entre responsables publics et acteurs privés étrangers.
Aucune date précise n’a encore été communiquée pour la remise du rapport final, mais les autorités ont indiqué que les travaux commenceraient rapidement afin de répondre à l’ampleur du scandale et aux attentes de l’opinion publique.