Les États-Unis ont averti vendredi que des milices pro-iraniennes en Irak pourraient cibler des hôtels fréquentés par des étrangers dans la région du Kurdistan irakien. Cette mise en garde intervient alors que Washington tente d’aider des milliers de citoyens américains bloqués au Moyen-Orient depuis l’escalade militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran.
Dans un communiqué, l’ambassade américaine à Bagdad a fortement conseillé aux citoyens américains présents en Irak de quitter le pays dès que cela peut être fait en toute sécurité. Les autorités ont également averti que ceux qui choisiraient de rester devraient se préparer à se mettre à l’abri pendant une période prolongée.
« Les citoyens américains en Irak sont fortement encouragés à quitter le pays dès qu’ils pourront le faire en toute sécurité », indique le communiqué de l’ambassade. Les Américains qui restent sur place sont invités à constituer des réserves de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres produits de première nécessité afin de pouvoir faire face à une éventuelle situation de confinement.
L’alerte précise également qu’aucun vol commercial n’est actuellement disponible pour quitter l’Irak, ce qui complique les tentatives d’évacuation. Les autorités américaines suggèrent ainsi aux ressortissants qui souhaitent partir d’envisager des itinéraires terrestres pour quitter le pays.
L’administration du président Donald Trump fait par ailleurs face à des critiques concernant sa préparation et l’aide initiale apportée aux Américains cherchant à quitter la région. Depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et la riposte de Téhéran contre plusieurs pays de la région, de nombreux espaces aériens ont été fermés, perturbant fortement les déplacements internationaux.
Cette situation a laissé des milliers de citoyens américains bloqués au Moyen-Orient, alors que les tensions militaires continuent de s’intensifier et que les risques d’attaques de groupes alliés à l’Iran dans plusieurs pays de la région restent élevés.