Londres : 55 arrestations lors d’un rassemblement de soutien à un groupe palestinien interdit
Londres : 55 arrestations lors d’un rassemblement de soutien à un groupe palestinien interdit

La police métropolitaine de Londres a annoncé samedi l’arrestation de 55 personnes lors d’un rassemblement organisé devant le Parlement britannique en soutien au groupe Palestine Action, récemment interdit au Royaume-Uni en vertu de la législation antiterroriste. Les manifestants s’étaient réunis sur la place du Parlement, brandissant des pancartes et scandant des slogans en faveur du mouvement proscrit.

Palestine Action, connu pour ses actions directes contre des sites liés à l’industrie de l’armement, notamment ceux fournissant du matériel à Israël, a été officiellement banni plus tôt ce mois-ci. Le gouvernement britannique a justifié cette interdiction en affirmant que le groupe présentait un risque pour la sécurité publique et avait recours à des tactiques violentes. Une décision vivement critiquée par des militants pro-palestiniens et des défenseurs des droits civiques, qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), la police a précisé que les personnes arrêtées étaient soupçonnées d’avoir enfreint l’interdiction du groupe, désormais classé comme organisation interdite au sens de la loi sur le terrorisme. La législation rend illégale toute forme de soutien, y compris la promotion publique, à un groupe désigné comme tel par le gouvernement.

Des images relayées par les agences de presse montrent plusieurs manifestants menottés et embarqués dans des fourgons de police. L’un d’eux, assis à l’arrière d’un véhicule, affichait une pancarte dénonçant « l’apartheid » en Palestine. Des slogans exigeant la fin des ventes d’armes britanniques à Israël figuraient également en bonne place parmi les revendications des protestataires.

La mobilisation avait pour but, selon les organisateurs, de contester la criminalisation de la solidarité avec la cause palestinienne et de dénoncer ce qu’ils qualifient de répression politique. Des collectifs de soutien affirment que Palestine Action se distingue par son militantisme non violent, bien que les autorités l’accusent d’actes de vandalisme répétés contre des entreprises de défense.

Les arrestations de samedi illustrent les tensions croissantes au Royaume-Uni autour de la liberté d’expression dans le cadre des lois antiterroristes. Tandis que le gouvernement défend sa ligne de fermeté, les voix critiques alertent sur les risques de dérive sécuritaire et sur la stigmatisation croissante des mouvements pro-palestiniens dans le débat public britannique.

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