Les États-Unis prévoient d’envoyer environ 200 soldats au Nigeria afin de former les forces armées de ce pays d’Afrique de l’Ouest à la lutte contre les groupes islamistes, a déclaré mardi un responsable américain.
Cette décision intervient quelques semaines après que le président Donald Trump a ordonné des frappes aériennes contre ce qu’il a qualifié de cibles de l’État islamique dans la région. Washington cherche ainsi à renforcer les capacités de l’armée nigériane face à une insurrection persistante, notamment dans le nord-est du pays.
L’armée américaine avait annoncé la semaine dernière avoir déjà déployé une petite équipe de soldats au Nigeria, sans en préciser l’effectif. Il s’agissait alors de la première reconnaissance officielle d’une présence de troupes américaines au sol depuis les frappes aériennes menées par les États-Unis le jour de Noël.
Selon les autorités américaines, la mission sera principalement axée sur la formation, le conseil et l’assistance opérationnelle, sans participation directe aux combats. Les soldats américains travailleront aux côtés des forces nigérianes pour améliorer leurs capacités en matière de contre-insurrection, de renseignement et de coordination sur le terrain.
Le Nigeria est confronté depuis plus d’une décennie à des violences menées par des groupes armés islamistes, notamment dans les États du nord et du nord-est, un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.
Washington affirme que ce soutien militaire vise à aider Abuja à renforcer sa sécurité intérieure et régionale, tout en soulignant que la lutte contre le terrorisme doit s’accompagner d’efforts politiques et économiques pour s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité.