Les anciens avocats de Brenton Tarrant, l’auteur de la fusillade qui a coûté la vie à 51 fidèles musulmans dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande en 2019, ont déclaré mardi devant un tribunal qu’il présentait des signes d’anxiété lors de son procès initial, sans toutefois montrer de symptômes de dépression, selon des informations rapportées par les médias locaux.
Ces déclarations ont été faites dans le cadre de l’examen de l’appel de Tarrant devant la Cour d’appel de Wellington. Âgé aujourd’hui de 35 ans, le suprémaciste blanc conteste sa condamnation à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle et réclame un nouveau procès.
La veille, lors d’une audience par visioconférence, Tarrant avait affirmé que les conditions difficiles de sa détention avaient affecté sa santé mentale au moment où il avait décidé de plaider coupable. Il soutient que ce contexte aurait altéré sa capacité à prendre une décision pleinement éclairée, un argument central de sa demande d’annulation de la procédure initiale.
Ses anciens conseils juridiques ont toutefois indiqué au tribunal que, s’il apparaissait parfois anxieux, rien ne laissait penser qu’il souffrait de dépression ou qu’il était mentalement incapable de comprendre les conséquences de ses choix au cours du procès. Ces éléments pourraient peser lourdement dans l’appréciation de la Cour quant à la validité de son plaidoyer de culpabilité.
L’affaire continue de susciter une forte émotion en Nouvelle-Zélande, où les familles des victimes ont exprimé à plusieurs reprises leur frustration face aux démarches judiciaires engagées par Tarrant. Elles craignent qu’un nouveau procès ne ravive les traumatismes liés à l’une des pires attaques terroristes de l’histoire du pays.
La Cour d’appel doit désormais déterminer si les arguments avancés justifient la tenue d’un nouveau procès ou si la condamnation prononcée en 2020 restera définitive, une décision très attendue tant sur le plan juridique que symbolique.