Le procès Meta : un test crucial pour l'administration Trump 2.0 sur les monopoles tech
Le procès Meta : un test crucial pour l’administration Trump 2.0 sur les monopoles tech

Le procès de Meta, qui débute ce lundi 14 avril, marque un tournant pour l’approche de l’administration Trump 2.0 envers les grandes entreprises technologiques et la lutte contre les monopoles. Cette procédure opposant le géant de la tech à la Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis vise à déterminer si Meta a illégalement renforcé sa position dominante en rachetant Instagram en 2012 et WhatsApp en 2014. Si la FTC l’emporte, Meta pourrait être contraint de se séparer de ses acquisitions, un coup dur pour son modèle économique.

Ce procès intervient dans un contexte où l’administration Trump, fidèle à sa ligne populiste, s’attaque de plus en plus aux pratiques des GAFAM. Le président Trump et son administration ont renforcé leur position contre les monopoles dans le secteur de la tech, tout en soutenant la réduction des impôts et la croissance économique. Le résultat de ce procès pourrait bien définir la direction que prendra la politique antitrust sous Trump 2.0 : une régulation stricte des grandes entreprises ou une protection des libertés économiques qui préserve les intérêts des géants du numérique.

Zuckerberg mise sur Trump pour sauver son empire

Avant le procès, Mark Zuckerberg a multiplié les rencontres avec Donald Trump, espérant influencer l’attitude du président et de la FTC en sa faveur. Le patron de Meta a notamment salué le courage de Trump après un attentat en 2021 et a intensifié ses efforts pour se rapprocher de l’administration. Zuckerberg, qui a même soutenu financièrement l’investiture de Trump, a cherché à apaiser les tensions entre Meta et le président, notamment en supprimant ses équipes de modération de contenu, accusées de censurer les voix conservatrices.

Cependant, avec l’arrivée d’Andrew Ferguson à la tête de la FTC, le président Trump a pris un virage qui pourrait nuire à Meta. Ferguson, un ancien de la mouvance populiste républicaine, a exprimé son intention de maintenir une pression sur les géants technologiques, malgré les manœuvres de Zuckerberg. Si la FTC réussit à prouver que Meta a agi de manière anticoncurrentielle, la conséquence pourrait être dévastatrice pour l’entreprise et envoyer un message fort à d’autres géants du numérique.

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