Le président uruguayen Yamandú Orsi à Pékin avec 150 personnes : l’Uruguay mise sur la Chine pour sécuriser ses exportations
Le président uruguayen Yamandú Orsi à Pékin avec 150 personnes : l’Uruguay mise sur la Chine pour sécuriser ses exportations

Le chef de l’État uruguayen a entamé une visite officielle en Chine à la tête d’une délégation d’environ 150 personnes, avec l’objectif affiché de renforcer les liens économiques avec le premier partenaire commercial du pays. Avant son départ, le chef de l’État a confié l’intérim du pouvoir exécutif à la vice-présidente Carolina Cosse, tandis que le programme prévoit des étapes politiques à Pékin et une séquence plus économique à Shanghai.

Point central du déplacement : une rencontre prévue mardi 3 février avec le président Xi Jinping, à l’occasion du 38e anniversaire des relations diplomatiques entre Montevideo et Pékin. Une cérémonie de signatures doit suivre, portant sur plusieurs domaines, dont le commerce, l’agriculture, l’innovation, la science et la logistique, selon le programme officiel.

Entre diplomatie commerciale et partenariats technologiques

Le gouvernement uruguayen insiste sur le poids du secteur privé dans cette mission : plus d’une centaine de participants sont des chefs d’entreprise, un signal assumé pour transformer la visite en opportunités concrètes. Le séjour prévoit aussi des rendez-vous institutionnels et symboliques, avant un passage à Shanghai comprenant un séminaire de promotion commerciale et des rencontres avec les autorités locales, ainsi qu’une visite portuaire.

Autre axe structurant : la coopération universitaire et technologique. L’Université de la République (Udelar) annonce la signature d’accords avec plusieurs universités chinoises, Huawei et un institut de recherche spécialisé dans les ressources hydrauliques. Les projets envisagés vont des échanges académiques à la création de laboratoires communs, avec des applications en intelligence artificielle, notamment dans le domaine de la santé.

L’enjeu économique est majeur : la Chine est devenue la première destination des exportations uruguayennes, représentant environ un quart des ventes de biens en 2025, principalement autour de la pâte à papier, du bœuf et du soja. Mais ce rapprochement s’inscrit aussi dans un contexte incertain, Pékin ayant annoncé un durcissement de certaines mesures sur les importations de viande à partir de 2026, un paramètre stratégique pour un pays dont une large part des recettes dépend du marché chinois.

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