Le gouvernement italien a approuvé mercredi un projet de loi autorisant le recours à des blocus navals afin d’intercepter les embarcations de migrants en cas de « pression exceptionnelle » aux frontières maritimes du pays, selon une source gouvernementale. Cette initiative s’inscrit dans le durcissement de la politique migratoire menée par la Première ministre Giorgia Meloni.
Le texte prévoit que les autorités puissent mettre en place des dispositifs navals temporaires pour empêcher l’arrivée de bateaux transportant des migrants en Méditerranée, notamment en provenance d’Afrique du Nord. Les modalités précises d’activation de ces blocus et leur encadrement juridique doivent encore être définis dans les prochaines étapes parlementaires.
Depuis son arrivée au pouvoir fin 2022, Meloni a multiplié les mesures visant à réduire les arrivées irrégulières, notamment en accélérant les procédures de rapatriement des demandeurs d’asile déboutés et en renforçant les sanctions pénales contre les passeurs. Son gouvernement défend une ligne ferme, affirmant vouloir protéger les frontières nationales et lutter contre les réseaux criminels.
Les organisations humanitaires ont régulièrement mis en garde contre les risques juridiques et humanitaires liés aux blocus navals, rappelant les obligations internationales de l’Italie en matière de droit d’asile et de sauvetage en mer. Elles craignent que de telles mesures ne mettent davantage en danger les migrants traversant la Méditerranée.
La question migratoire reste centrale dans le débat politique italien, dans un contexte de tensions persistantes au sein de l’Union européenne sur la répartition des demandeurs d’asile et la gestion des flux aux frontières extérieures.