Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a estimé que les États-Unis et l’Iran faisaient preuve d’une certaine flexibilité dans les discussions en cours sur le programme nucléaire iranien, a rapporté le Financial Times jeudi.
Selon le quotidien britannique, Fidan a indiqué que les deux parties semblaient disposées à explorer des compromis afin d’éviter une escalade militaire au Moyen-Orient. Les propos du chef de la diplomatie turque interviennent alors que des contacts indirects ont récemment eu lieu entre responsables américains et iraniens, notamment à Oman.
Washington cherche à freiner l’enrichissement d’uranium par Téhéran et à limiter ses capacités balistiques, tandis que l’Iran exige un allègement des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie. Les autorités iraniennes ont toutefois répété que leur programme de missiles ne faisait pas partie des négociations.
Ces discussions se déroulent dans un contexte régional tendu, marqué par un renforcement militaire américain dans le Golfe et par les inquiétudes d’alliés des États-Unis, notamment Israël, qui redoute qu’un nouvel accord ne soit insuffisant pour contenir les ambitions nucléaires de l’Iran.
La Turquie, membre de l’OTAN et acteur diplomatique actif dans la région, s’est déjà positionnée par le passé comme intermédiaire potentiel entre puissances occidentales et Téhéran. Les déclarations de Fidan suggèrent qu’Ankara suit de près l’évolution des pourparlers, qu’elle considère comme cruciaux pour la stabilité régionale.