Le Hezbollah libanais a adapté sa stratégie militaire face à l’escalade régionale et se prépare à une éventuelle offensive israélienne au Liban, en revenant à des tactiques de guérilla, selon des sources proches du mouvement.
D’après ces sources, les combattants du groupe soutenu par l’Iran opèrent désormais en petites unités mobiles, une méthode qui rappelle ses premières années de lutte contre l’armée israélienne dans le sud du Liban. Le Hezbollah limiterait également l’utilisation de certaines armes, notamment les roquettes antichars, afin de préserver ses capacités pour un conflit prolongé.
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes à la frontière israélo-libanaise, alors que la guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran se poursuit. Les dirigeants du Hezbollah s’attendraient à une possible extension du conflit au Liban.
Selon les sources citées, les calculs du mouvement reposent en partie sur la survie et la capacité de commandement des dirigeants iraniens, alliés clés du Hezbollah.
Du côté israélien, certains responsables militaires estiment que l’offensive actuelle pourrait être suivie d’opérations supplémentaires au Liban, ce qui accroît les inquiétudes d’une escalade régionale.
Dans ce contexte, le Hezbollah chercherait à renforcer ses positions défensives et à se préparer à une guerre asymétrique, misant sur la mobilité et la dispersion de ses forces pour résister à une éventuelle intervention israélienne.