Le Conseil de l’Europe lève l’immunité de son ancien secrétaire général dans l’enquête Epstein (AP)
Le Conseil de l’Europe lève l’immunité de son ancien secrétaire général dans l’enquête Epstein (AP)

Le Conseil de l’Europe a annoncé mercredi avoir accepté de lever l’immunité diplomatique de son ancien secrétaire général, ouvrant la voie à une enquête policière sur ses liens présumés avec Jeffrey Epstein.

La décision concerne Thorbjørn Jagland, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Norvège, qui a dirigé l’institution paneuropéenne de 2009 à 2019. La police norvégienne spécialisée dans la criminalité financière a ouvert une enquête pour suspicion de corruption aggravée, après la publication de nouveaux documents américains liés à l’affaire Epstein.

Selon les éléments examinés par les enquêteurs, il s’agit notamment de déterminer si des cadeaux, des voyages ou des prêts ont été reçus. Des documents rendus publics par le département de la Justice des États-Unis feraient état d’un projet de visite de la famille Jagland auprès d’Epstein en 2014. Jagland a nié s’être rendu sur l’île privée d’Epstein.

L’avocat de l’ancien dirigeant norvégien a indiqué que la levée de l’immunité était conforme aux attentes de son client et que celui-ci coopérerait pleinement avec les autorités afin de clarifier la situation. Aucune inculpation n’a, à ce stade, été annoncée.

Cette affaire intervient dans un contexte de regain d’attention autour des relations entretenues par Epstein avec des personnalités politiques, économiques et institutionnelles à travers le monde. L’élargissement des enquêtes en Europe, notamment en Norvège, marque une nouvelle étape dans l’examen des ramifications internationales du scandale.

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