L’Australie inculpe deux ressortissants chinois pour ingérence étrangère (AP)
L’Australie inculpe deux ressortissants chinois pour ingérence étrangère (AP)

Deux ressortissants chinois doivent comparaître devant un tribunal australien après avoir été inculpés d’ingérence étrangère, a annoncé la police fédérale. Ils sont accusés d’avoir collecté secrètement des informations sur un groupe bouddhiste basé à Canberra pour le compte d’une agence de sécurité du gouvernement chinois.

Selon la police, un homme de 25 ans et une femme de 31 ans auraient agi en coordination avec une autre ressortissante chinoise, déjà inculpée en août dernier, afin de surveiller la branche locale du groupe Guan Yin Citta. Les autorités estiment que ces activités s’inscrivent dans un schéma plus large de pressions exercées sur certaines communautés de la diaspora en Australie.

Il s’agit du deuxième dossier impliquant des ressortissants chinois poursuivis en vertu des lois australiennes sur l’ingérence étrangère adoptées en 2018, ce qui porte à cinq le nombre total de personnes inculpées sous ce régime juridique. Ces lois avaient été introduites dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’influence étrangère sur la vie politique et communautaire australienne.

Dans un communiqué conjoint avec la police, le directeur général de l’Australian Security Intelligence Organisation, Mike Burgess, a dénoncé des pratiques de « surveillance, harcèlement et intimidation » visant des membres de communautés issues de la diaspora. Il a qualifié ces comportements d’« inacceptables » et contraires aux lois australiennes.

Les deux accusés seront poursuivis pour ingérence étrangère imprudente, un chef d’accusation passible d’une peine maximale de 15 ans de prison. Leur comparution doit se tenir devant un tribunal du Territoire de la capitale australienne, tandis que l’enquête se poursuit sur d’éventuelles ramifications plus larges.

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